Sujet
: EMISSIONS SPECIALES
6 avril 2006 |
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Le 21 avril approche et la rédaction de Radio Grenouille redouble d’ardeur pour préparer la manifestation publique à la Friche la Belle de Mai, qui viendra clore la résidence de Nicolas Frize. Cinq émissions spéciales, d’une durée de une heure sont ainsi programmées du 17 au 23 avril.
Le 17 avril, à 17h, "SERVICES PUBLICS, NOTIONS DE BASE" Quelques éléments essentiels de réflexion pour situer la problématique et l’actualité des services publics, les points de vue d’un juriste (Me Pontier), d’un philosophe (J.Cristofol) et d’Edouard Orban, représentant syndical et Maitre de Conférences. Par Xavier Thomas.
Le 18 avril, 17h, "SERVICES PUBLICS, QUI S’EN SOUCIE ?", paroles spontannées à propos de l’évolution des services publics et de leur privatisation. Par Pascal Messaoudi.
Le 19 avril, 17h, "ENTREPRISES PUBLIQUES", de l’usager au client, réflexions sur les entreprises publiques et particulièrement à propos de la Banque Postale. Par Caroline Galmot.
Le 20 avril, 17h, "LES POLITIQUES ET LE SERVICE PUBLIC", paroles de représentants des principaux partis politiques. Par Marc Voiry.
Le 23 avril, 17h, "DYNAMIQUE CULTURELLE DANS LE CHAMP SOCIAL". L’émission de clôture de la série "maintenant", avec Nicolas Frize, à propos du rapport entre création artistique et contexte socio-politique. Par Xavier Thomas.
LE 21 AVRIL La soirée sur les trois-huit commence à 19h avec une émission musicale autour du son, de l’écoute. Comment apprendre à écouter, être attentif au son dans ses multiples aspects : esthétique, social, poétique et politique ? Par Nicolas Frize, avec Nelly Flecher. A 20h30, une émission de création en direct, basée sur le concert qui se tiendra à la Friche la Belle de Mai. Animée par Xavier Thomas, réalisée par Etienne Noiseau. A 21h30, la soirée continue avec une rediffusion des émissions "maintenant" réalisées depuis décembre. MAINTENANT sur la Grenouille, 88.8fm à Marseille, www.grenouille888.org partout ailleurs !
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Sujet
: BIEN COMMUN, BIENS COMMUNS
31 mars 2006 |
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Bien commun et bien(s) commun(s) par Riccardo Petrella
Au fait, qu’est-ce que c’est l’eau ? Quelle est la vision que l’on doit avoir de l’eau ? Que représente-t-elle pour les humains, pour la société, pour la planète ? Ma réponse est apparemment simple : l’eau est la vie, l’eau est à l’origine de la vie, elle est essentielle, insubstituable à la vie. Pour cette raison, elle doit être considérée comme un bien commun, plus précisément un bien public mondial. L’eau fait partie du bien commun.
Le bien commun est l’ensemble des principes (par exemple, la dignité humaine, la liberté, la justice...), des institutions (pensons à la démocratie représentative...), des biens (tels que les forêts, la langue maternelle, la sécurité...) et des moyens (par exemple, le budget national, la fiscalité à finalité redistributive, la police...) que la société se donne et dont elle assure la responsabilité collectivement pour garantir le droit à la vie, humainement digne, à tous ses membres (les citoyens), le vivre ensemble le plus coopératif et pacifique possible, un devenir "soutenable" au niveau de l’écosystème en général, dans l’intérêt aussi du droit à la vie des générations futures et de l’ensemble des espèces vivantes.
La notion du bien commun reste nécessairement vague, car ses contenus réels dépendent de la culture et de l’histoire de chaque société. Ainsi, en Occident, en particulier en Europe de l’Ouest, le bien commun a été assimilé après la seconde guerre mondiale au système de "welfare" (bien faire, bien-être collectif). En Europe de l’Est et en Union soviétique, l’assimilation a été faite avec "communisme", "socialisme réel". C’est dire qu’entre la définition et la réalité la distance est bien grande.
La définition de bien commun ci-dessus assume l’idée qui me paraît pertinente selon laquelle il n’y a pas de bien commun en l’absence de biens communs et surtout, même si elle ne le dit pas explicitement, des biens communs publics. La plupart des éléments essentiels à la vie, au vivre ensemble et au devenir de la planète, sont communs dans le sens qu’ils ne sont pas spécifiques à une forme de vie particulière, à un lieu, à un sujet. L’eau, justement, est un bien commun. Même les responsables des entreprises multinationales privées de l’eau affirment que l’eau est un bien commun naturel. L’eau de pluie, l’eau des rivières, l’eau des nappes constituent un bien commun. Elles appartiennent à la vie. II en va de même de l’air, de la forêt, de la connaissance.
Fondateur du Groupe de Lisbonne qu’il préside, fondateur et secrétaire du Comité mondial de l’eau, Riccardo Petrella est professeur à l’université catholique de Louvain où il enseigne "la mondialisation" et "la société de l’information". Il a été directeur pendant quinze ans du programme de recherche Fast (Forecasting Assessment in Science and Technology) à la Commission européenne. Il est enfin l’auteur du "Bien commun" (1996), des "Ecueils de la mondialisation" (1997), du "Manifeste de l’eau. Pour un contrat mondial" (1998).
Plus d’infos sur l’encyclopédie contributive wikipedia
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Sujet
: OU DOIT PASSER LA FRONTIÈRE ?
30 mars 2006 |
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En opposant les « services publics » au reste de l’économie, on veut distinguer des activités qui seraient absolument nécessaires au bon fonctionnement de la société, ou vitales pour la population, de celles qui pourraient obéir à la logique du profit privé.
Mais où doit passer la frontière ? Pourquoi, par exemple, appelle-t-on en France « services publics » les télécommunications. l’énergie, le rail, l’eau, l’école... et pas le logement ou l’alimentation ?
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